Mon approche comme artiste : une envie de raconter

Quand je dessine, c’est toujours pour le plaisir de faire travailler l’imagination. La mienne autant que celle de la personne qui va la regarder. C’est un prolongement naturel de tout ce que j’aime.

Et j’ai toujours entretenu une relation à la fantasy similaire à celle d’un moustique avec une ampoule. Une épée maudite du destin ? Ok j’arrive. Donc naturellement, ça imprègne toutes mes illustrations. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours trouvé que le dessin était un moyen naturel de donner libre court à son inspiration (imaginez quand j’ai découvert le JDR…). Avec le temps c’est même devenu un besoin.


La technique

La technique n’a jamais été une fin, plutôt un moyen de pouvoir mettre en image ce que j’avais dans la tête. C’est toujours ce qui m’a motivé à vouloir progresser comme artiste.

Dessin traditionnel : La plume et l’encre

Je travaille quasi exclusivement en traditionnel. J’ai essayé pas mal de matériels (j’en ai encore plein les tiroirs) avant de trouver ce qui me correspondait vraiment : l’encre acrylique, à la plume et au pinceau. Ajoutez à ça un bon criterium, un stylo bic et un Posca blanc (brush ou pointe), et je suis un artiste heureux.

Le plus souvent, je crayonne avant d’encrer à la plume (et au pinceau pour les surfaces plus larges). J’utilise la plume car je trouve que j’obtiens avec un rendu plus vif qu’avec un feutre liner. Et puis ça me détend d’entendre le gratte gratte sur le papier… D’ailleurs c’est une des clés du travail à la plume : un papier assez lisse pour qu’elle n’accroche pas trop dessus.

Illustration plume et encre du Petit Chaperon Rouge assis sur le corps ensanglanté du loup. Il tient une dague, et se trouve entouré d'une nuée de papillons rouges - Artiste : Guillaume Lehericey (Lupin de Garenne)

Pour le medium, j’ai adopté depuis longtemps l’encre acrylique : fluide, vibrante, et ne se réactive pas une fois sèche, ce qui permet de travailler par couches superposées, en transparence.

  • C’est une bonne alternative à l’aquarelle, qui se réactive avec l’eau lorsqu’on repasse dessus (et que je trouve, en ce qui me concerne, pas assez vive).
  • Les encres type Colorex ou Ecoline peuvent aussi avoir un rendu éclatant avec une belle transparence, mais elles ont l’inconvénient de s’effacer sous l’action des UV (car elles sont à base de colorants, alors que les encres acryliques sont à base de pigment et résistent très bien).
Peinture à l'acrylique sur papier noir d'une sirène nageant dans les abysses. - Artiste : Guillaume Lehericey (Lupin de Garenne)

J’utilise les encres Liquitex et Daler-Rowney. Au ressenti, je dirais que les premières sont un peu plus fluides, les secondes un peu plus opaques. Donc je varie en fonction des besoins. Par exemple sur la gestion du noir : pour les traits à la plume, je préfère la liquitex, mais les applats sont plus propres et profonds avec la Daler-Rowney.

Ponctuellement j’utilise aussi la peinture acrylique (j’ai essayé la gouache, mais ça ne me convient pas). Comme l’encre acrylique, elle peut se travailler en couches successives très facilement, et j’aime bien l’utiliser sur papier noir, qui je trouve donne souvent un rendu final intéressant.

Au delà du scan et des retouches nécessaires après numérisation, j’utilise aussi de temps en temps la tablette pour faire un peu de post prod, ce qui peut toujours être utile.

Mon rapport aux couleurs.

Je suis daltonien. Voilà. Donc forcément, je suis un artiste qui considère les couleurs assez peu honnêtes. Voire franchement chafouines. L’effet collatéral de cette mauvaise perception, c’est que je n’ai jamais développé une vraie sensibilité dans ce domaine.

« Vas-y, prouve que c’est du vert. »

Lupin de Garenne

Quand j’ai commencé à investir plus de temps et de moyens dans le dessin, j’ai débuté par du noir et blanc exclusivement. Mais ça n’a jamais été une contrainte, parce que j’aime vraiment (mais vraiment) les illus en noir et blanc (quelle claque le travail de Frank Miller et celui de Mike Mignola, sans oublier Hugo Pratt – des artistes avec une maîtrise incroyable).

Avec le temps j’en suis quand même venu à les envisager. Et deux choses m’ont bien aidé :

  • La théorie des couleurs.
  • La bonne idée des fabricants d’écrire le nom des couleurs sur les pots d’encre.

Il y a quelques pièces dont je suis d’ailleurs très satisfait. Mais de toute évidence, je ne serai jamais un coloriste. Maintenant j’ai tendance à utiliser le plus souvent une couleur unique en complément du noir et blanc, comme une teinte alternative.

Illustration d'un sorcier en lévitation assis en tailleur, vêtu d'une robe en haillons. son torse est entouré des bandelettes qui volent autour de lui. Sous lui, un livre géant est entrouvert sur la tranche, et des inscriptions magiques semblent s'échapper de ses pages. Dessin dans un style Dark Fantasy avec une inspiration Jeu de Rôle - Plume et Encre, Posca - Artiste : Guillaume Lehericey (Lupin de Garenne)

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Illustration Mimic - par l'artiste Lupin de Garenne (Guillaume Lehericey)

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